Le Métrolabe

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Lise Viot manipulant le Métrolabe. Astrolabe du Métropolitain en argent, cuivre, acier, émail, diamants, saphirs, grenats tsavorite, améthystes. Crédit photo : Jean Roulin

UN PRINCIPE ANCESTRAL

Pièce maîtresse de la collection “Sous tes Rails”, le Metrolabe est un astrolabe du Métropolitain. Objet fonctionnel en argent, cuivre, pierres précieuses et fines, il a pour utilité de mettre en lumière le Métro insolite et historique. L’astrolabe, est un outil astronomique inventé deux siècle avant J-C, perfectionné et utilisé jusqu’au 19eme siècle. Les explorateurs et les navigateurs s’en sont servis pour obtenir l’heure ou déduire leur position, en s’appuyant sur l’observation des astres.

 

Le Métrolabe vu de face. Astrolabe du Métropolitain en argent, cuivre, acier, émail, diamants, saphirs, grenats tsavorite, améthystes. Crédit photo : Jean Roulin

LE THÈME DU MÉTRO

Les ornements décoratifs que l’on retrouve sur le contour de l’objet sont inspirés des façades d’édicules inventées par l’architecte Hector Guimard lors de la création de la ligne 1 en 1900. Ils ont été réalisés sur des plaques en argent, ajourés, puis sculptés à la main. Sur la partie haute se trouve la pancarte en cuivre avec l’inscription « Métrolabe » gravée en champlevé et ornée d’un émail vert translucide. De chaque côté on peut distinguer deux verrines rouges-orangées typiques des entourages Guimard. Sur la partie basse est fixée une boussole miniature fabriquée selon les techniques du siècle des lumières.

Sur son tympan (plateau central) on découvre la constellation « Metrolus Major », reproduite à partir du Carto-Métro qui n’est autre que le plan réel du réseau avec ses ateliers de maintenance, ses voies de raccordements et boucles de retournements ainsi que les parties disparues ou encore les projets d’extension du réseau. Chaque station est sertie d’une pierre correspondant à la couleur de sa ligne. Les changements sont indiqués par des diamants blanc, la ligne 11 et 10 par des diamants bruns, les lignes roses, bleues, jaunes et orange par saphirs, les lignes vertes par grenats tsavorite et la ligne 14 par des améthystes. Les tracés des lignes ont été réalisés par frappe au pointeau, renforçant ainsi l’effet “carte du ciel” propre aux astrolabes.

Le Métrolabe vu de dos. Astrolabe du Métropolitain en argent, cuivre, acier, émail, diamants, saphirs, grenats tsavorite, améthystes. Crédit photo : Jean Roulin

Sur le dos de l’objet, une liste de quarante stations est gravée à la main, à la manière des dos de cadrans solaires du siècle des lumières. Ces stations ont été soigneusement sélectionnées pour leur intérêt historique et insolite de premier plan. On y trouve notamment les premières stations construites, celles qui ont été aménagées en abris, les stations dites « fantômes ». Certaines ont été le théâtre de grands drames historiques ou encore recèlent les trésors méconnus du réseau.

 

 

Lise Viot manipulant le Métrolabe. Astrolabe du Métropolitain en argent, cuivre, acier, émail, diamants, saphirs, grenats tsavorite, améthystes. Crédit photo : Jean Roulin

MÉCANIQUE COMPLEXE ET FONCTIONNEMENT AISE

Chaque nom de station est accompagné d’une coordonnée permettant de découvrir la position de la station sur le tympan, à l’aide du limbe (cadran) et de l’ostenseur (règle). La coordonnée se compose d’un symbole, d’un point cardinal, d’un nombre de degrés puis d’une graduation.

Le limbe, ou cadran divisé en 360°, est constitué de deux cerclages en argent emboîtés et maintenus ensembles à l’aide d’un fil ressort. Sur le cerclage extérieur, on retrouve des graduations tous les 15°, gravés de symboles. Ces symboles correspondent aux formes des poinçons utilisés à l’origine pour le compostage des billets de première classe sur chacune des lignes du réseau. Sur le cerclage intérieur, vissé au tympan, des traits sont gravés tous les 5° et des points tout les 2,5°. L’ostenseur, ou règle, est gravé d’une graduation dont le point zéro est au centre, allant de + 45 du côté droit à – 45 du côté gauche.

Lise Viot manipulant le Métrolabe. Astrolabe du Métropolitain en argent, cuivre, acier, émail, diamants, saphirs, grenats tsavorite, améthystes. Crédit photo : Edouard Sufrin

Exemple : le code de la station fantôme Saint Martin est : ♡E72,5°+10

GARDIEN DES SECRETS

Le Metrolabe est accompagné d’une clef qui permet d’accéder aux secrets que le Métro nous dévoile. La clef, munie d’un fermoir, peut s’accrocher librement sur la chaîne qui a été conçue comme une chaîne de gousset. La chaîne est réalisée d’une part avec des anneaux en argent, mais aussi avec les éléments en cuivre composant la combinaison de la serrure correspondant à la clef.

 

Réalisé dans le cadre de l’exposition Sous tes Rails #1 – Collectif Sprague